| C’est
au début des années 70 que l’identité
bretonne affirmait sa force sur l’avant-scène
musicale, avec la Blanche Hermine de Gilles Servat et
l’homme du réveil breton, le poète
Glenmor. Folk et baroque, les Tri Yann popularisaient
la musique bretonne avec la célèbre Jument
de Michao.
"Le génie de tout un peuple" s'exprime
La vague folk ouvrait la voie à Alan Stivell
et sa harpe électrique. Le compositeur de Tri
Martolod explique : « Né breton de la diaspora
de Paris, j’étais pris dans le monde moderne,
dans des influences musicales extra-européennes,
américaines. Passionné par ce qui était
futuriste, j’essayais de faire coller cet amour
de la Bretagne celtique avec cette attirance. »
Le barde de « la musique urbaine et contemporaine
bretonne » décomplexait les jeunes de Bretagne.
Si certains découvraient « le génie
de tout un peuple », d’autres affirmaient
leur identité sur des rives plus électriques
et amplifiées. Le rock faisait des émules
dans les maisons de jeunes, tremplins et lieux d’écoute.
C’était l’époque où
les Transmusicales lançaient ses premières
scènes rennaises et Etienne Daho osait ses première
gammes.
A la fin des années 70, les oreilles s’affinaient
sans tapage dans un esprit convivial et curieux. Amateurs
et professionnels partageaient en coulisses une passion
exigeante.
Dan ar Braz disque d'or
Au creux de la vague bretonne des années 80,
cultivant l’ère bretonne hors hexagone,
les artistes balisaient de nouveaux chemins aux quatre
coins du monde et ramenaient de nouveaux sons. Alan
Stivell aux USA était nominé pour les
Grammy Awards avec Harpes du nouvel âge. Le chanteur
néo-romantique Marc Seberg signait pour l’Amérique
latine. Dan ar Braz multipliait les tournées
notamment dans les pays celtiques.
Au début des années 90, le compositeur
revient en Bretagne porteur d’un hymne au monde
celtique. L’Héritage des celtes, avec une
cinquantaine de musiciens sur scène et l’enregistrement
de quatre CD dont un disque d’or, est un électrochoc
pour le public. Cette épopée de cinq années
avec entre autres le maître galicien de gaïta
Carlos Nuñez ou la chanteuse écossaise
Karen Matheson, ravive l’engouement du public.
Nouvelle chanson française
Dans l’air du temps, Le clarinettiste et chanteur
Erik Marchand débute un compagnonnage breton
avec l’orchestre de musique populaire roumaine,
le Taraf de Caransebes avec lequel il obtient le Prix
de l’Académie Charles Cros. Une nouvelle
génération de musiciens aux sons de l’électro
interplanétaire entre en lice : Digicay, Robert
le Magnifique ou X Makeena. De nouveaux talents de la
chanson française donnent de la voix : Yann Tiersen,
Dominique A, Françoise Breult, Billy Ze Kick,
La Tordue ou le groupe de rock celtique Matmatah…
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