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’il est, en Armorique, des
nymphes, des ondines auprès de l’eau douce, depuis
les sources jusqu’aux étangs, le littoral abonde
de sirènes, femmes de grande beauté.
Mi-femme, mi-poisson, allongée, alanguie, la chevelure
souvent entremêlée d’algues, la sirène
est symbole de séduction. Aussi, par leurs chants mélodieux,
elles attirent sans peine les pêcheurs sous la mer, vers
leur palais de corail et de diamant où ils se noient.
Sculptées dès le Moyen-Âge, on peut les
apercevoir à l’église de Saint-Guénolé
de Batz-sur-Mer, à l’église Saint-Sauveur
de Dinan…
Vers 1870, aux alentours des Sept-Îles, sur le littoral
trégorrois, une famille de sirènes faisait entendre
ses chants aux pêcheurs. Cependant quand ceux-ci se transformaient
en plaintes, les pêcheurs devaient se hâter de regagner
Port Blanc car à peine y étaient-ils arrivés
que la tempête se déchaînait.
A la même époque, toujours sur la côte nord,
les pêcheurs entendaient leurs chants et les voyaient
jouer sur les flots, laissant sur la mer bleue une trace brillante
comme de l’or. S’il leur arrivait d’être
surprises pendant leur sommeil, elles récompensaient
magnifiquement celui qui les laissait retourner à la
mer. |
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