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éminines, belles et légères,
innombrables, diverses de forme et de taille, d’attributs
et de pouvoirs, on connaît leur baguette magique et leurs
anneaux. Elles se montrent, en général, savantes
et protectrices, secourables aux hommes et attentives aux enfants
; certes, il en est de maléfi ques, proche des sorcières.
Maîtresses du destin,
elles disposent d’une immense capacité d’illusion,
au point que l’on appelle un mirage, fata morgana, la
Fée Morgane.
Demi-soeur du roi Arthur, élève de Merlin et experte
en magie, délaissée par Lancelot, trahie par le
chevalier Guyomard, elle se venge et emprisonne à jamais
les amants infi dèles dans le Val sans Retour, en forêt
de Brocéliande.
Mais un jour, les fées auraient été chassées
de
Brocéliande pour un motif oublié. Elles pleurèrent
tant de larmes que se créa une mer intérieure,
le Golfe du Morbihan. Elles y
jetèrent leurs couronnes de fleurs qui donnèrent
le jour aux 365 îles du golfe. Trois couronnes s’aventurèrent
jusqu’à l’océan pour former Houat,
Hoëdic et la plus belle, celle de la reine des fées,
Belle-Ile. |
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Si les fées paraissent proches des anges
gardiens, il est des apparitions féminines bien moins
sécurisantes, dans l’obscurité ou lorsque
le brouillard flotte sur l’eau, quand la brume s’accroche
aux haies. On parle alors de dames blanches. On les rencontre
la nuit venue au voisinage de châteaux.
A Châtelaudren, sur l’emplacement de l’ancien
château des comtes de Goëlo, la belle Marguerite
de Clisson continue de témoigner des luttes sanglantes
qui se déroulèrent en Bretagne au cours des XIVème
et XVème siècles, alors que les familles de Blois
et de Montfort se disputaient le trône ducal.
A Rennes, sur la place du Palais, les
Demoiselles de Raynac, guillotinées pendant la
Terreur, continuent de revenir certaines nuits de pluie ou de
brouillard, sur les lieux de leur supplice. |
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