| ’évocation de
la mort, et sa transition vers l’au-delà, est
au coeur de la culture armoricaine, d’où le respect
des défunts, l’entretien des sépultures,
la présence des revenants, l’appel des âmes
errantes…
L’Ankou est le plus connu
de tous ces êtres surnaturels. Echalas émacié,
sabots de bois aux pieds, chapeau noir sur la tête et
une faux emmanchée à l’envers dans la
main droite. Il conduit de nuit une charrette grinçante.
Ce convoi s’entend de loin par la lande et les chemins
creux ; ceux qui l’ont vu de près ne sont plus
là pour le dire. L’Ankou, faucheur d’âme,
n’épargne personne, riche ou pauvre. Souverain,
il les emporte tous pour le lieu du repos éternel.
L’antre de l’Ankou serait le Youdig
ou plus précisément le Yeun
Elez dans les Monts d’Arrée, entrée
de l’enfer où les âmes sont envoyées
vers leur dernière demeure. L’Ankou se trouve
sur les calvaires des communes avoisinantes ou même
sur les églises, comme à Brasparts et sur le
calvaire de Brennilis.
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