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De même, les diverses abstractions trouvèrent en Bretagne une terre particulière d’inspiration ; il suffit de citer Tal Coat et Jean Deyrolle, Jean Le Moal et Jean Bazaine, pour taire Jean Gorin ou Victor Vasarely, d’évoquer le souffle lyrique des vagues et des marées qui, autour de 1955, transforma Jean Degottex, René Duvillier, Marcelle Loubchansky, d’autres encore sur les côtes du Léon. Et l’on ne dira rien ici des séjours si productifs de Pablo Picasso à Dinard, à la fin des Années folles. La figuration n’était guère éclipsée ; deux noms encore pour en montrer l’originalité : Charles Lapicque autour de Paimpol, Jean Hélion à Belle-Ile. De plus, c’est le domaine où s’établit la popularité sans pareille de Mathurin Méheut.

Il serait malhonnête, même si le recul manque, de prétendre que la Bretagne d’aujourd’hui tient dans les arts contemporains une place équivalente à celle prise durant ce Siècle d’or. Pour autant, qui oserait exclure, parmi les milliers d’artistes qui se manifestent, amateurs pour la plupart, l’existence, outre les figures connues, de créateurs authentiques que nous ne savons pas repérer ? Hier, passèrent inaperçus Claude Monet et Paul Gauguin, Yves Tanguy et Jean Degottex ; cela devrait rendre les critiques modestes !

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