.../...
Ce courant divers connut une relance moderniste, lorsqu’en
1946 Victor Lucas, transfuge de la maison Henriot, ouvrit l’atelier
Keraluc et recruta une nouvelle génération d’artistes,
parmi lesquels on citera Pierre Toulhoat, Xavier Krebs et Jos
Le Corre. Malheureusement, les coûts de production pour
un « décor entièrement à la main »,
l’éloignement, la concurrence internationale minèrent
les entreprises. Malgré le regroupement des deux principales,
puis l’absorbtion de Keraluc en 1993, les positions perdues
n’ont pu être reconquises. Pour autant, l’activité
est loin d’avoir disparu.
Outre la traditionnelle production d’usage, HB/Henriot fit,
comme aux heures fastes, appel à des créateurs extérieurs
; parmi eux, Olivier Gagnère, connu par les objets réalisés
pour la galerie Maeght, le peintre François Dilasser, le
sculpteur François-Marie Griot et le dessinateur Michel
Costiou, dont le pinceau transforme en pictogrammes les mouvements
de la danse bretonne.
Mieux, une nouvelle maison, la Faïencerie d’Art breton,
s’est ouverte en 1994 à Quimper, visant moins l’abondance
que l’objet soigné pour collectionneur. Pour ce
faire, elle s’associa notamment à l’artiste
espagnol Enrique Marin, au sculpteur écossais Alexander
Goudie, au peintre concarnois Olivier Lapicque. .../...
page 1 - page
3