la céramique

>>> Le travail de la terre, voilà sans doute la marque la plus visible de la tradition bretonne, qu’il s’agisse d’une millénaire production utilitaire en argile cuite ou vernissée, réalisée notamment à La Poterie proche de Lamballe, à Lannilis en Léon, à Saint-Jean-la-Poterie près de Redon, ou bien de la faïence dont Nantes fut, à la fin du XVe siècle, l’un des premiers centres français ; au XVIIe s., la technique italienne gagna Rennes et Quimper. Las, la première a de longue date disparu, éliminée par l’industrie, produisant à bas prix jattes, cruches, saloirs ou mitres de cheminée. Quant à la seconde, après avoir connu un rayonnement remarqué, elle s’efforce depuis trente ans de s’adapter aux implacables lois du marché.

Pourtant, dès le XVIIIe siècle, Quimper rivalisait avec Rouen dont il subissait l’influence, tant pour la technique que pour le décor. Puis, lorsque s’élargit «la mode bretonne», dans la seconde moitié du XIXe siècle, s’imposèrent les scènes historiées, dont le celèbre «petit Breton ». L’on sait ensuite le magnifique essor, dans les années vingt, des manufactures rivales
HB et Henriot, l’appel aux peintres et aux sculpteurs pour enrichir la gamme. Demeurent fameux les noms de René Quillivic chez la première, de Mathurin Méheut chez la seconde, et, se répartissant entre les deux, ceux du groupe Seiz Breur autour des Creston et de Georges Robin, ceux encore d’artistes indépendants comme Armel-Beaufils, François Caujan, Émile-Juste Bachelet, puis Marie- Renée Chevallier-Kervern ou Robert Micheau-Vernez. On ne saurait, pour l’époque, passer sous silence la production raffinée chez HB de grès émaillés sous la marque Odetta, dans l’esprit Art déco. .../...

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