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Dans un esprit proche du Pop’Art,
les collages de cet artiste allemand mêlent,
sur un dessin précis de site reconnaissable, imprimés et
dchets, végétaux et photographies.
Ce faisant, ils donnent une
image étonnamment exacte, profondément
actuelle des bourgs et des plages,
des intérieurs et des routes. Venu du
Palatinat, travaillant l’année à Mannheim,
cet autodidacte sans préjugés a,
sous nos yeux, tordu le cou aux conventions
séculaires ; d’un mot, à l’imagerie.
S’il le fallait, ce travail opiniâtre, son succè européen
prouvent combien la Bretagne demeure terre d’inspiration, occasion
de renouvellment ; cela, pour peu
que tombent les oeillères, concerne non
seulement les artistes mais ceux qui la
fréquentent ou y vivent.
Et l’on pourrait
amplifier le propos. Sans détailler le profit
qu’ont tiré de leur séjour Joe
D. Downing à Trégunc ou Gilles Aillaud à
Étables, rappelons l’influence d’un
temps passé à Belle-Ile-en-Mer sur le
geste d’Huguette Arthur-Bertrand, la
matière minérale d’Evelyn Ortlieb, la
spontanéité amusée de Pierre Alechinky ou encore
le virage radical pris en 1949
par Ellsworth Kelly, aujourd’hui l’un des
plus grands parmi les maîtres.