>>> Pour être
en retrait par
rapport au passé, on ne saurait négliger des figures
internationalement remarquées. Les
unes célébrées, tantôt pour le raffinement
de leur expression abstraite,
comme la Vannetaise Geneviève Asse,
tantôt pour l’énergie de leurs tableaux,
tel René-Edgar Gillet attaché au pays
malouin, ou le Léonard François Dilasser
qui découvre peu à peu son monde
intérieur. D’autres innovent dans un
domaine que l’on disait caractéristique
des Celtes : la métamorphose, le passage
d’un état à un autre. À ce propos, il n’est
pas indifférent que Raymond Hains soit de
Saint-Brieuc et Jacques Mahé de Villeglé, de
Quimper, tous deux connus de longue
date comme «affichistes », arrachant au
mur des lambeaux publicitaires pour les
transformer en oeuvre plastique.
Ces
quelques vedettes ne cachent pas une foule où l’on
reconnaît Jean-Charles Blais, mis en lumière par ses grands
collages dans les années quatrevingt, et Bernard Louédin,
fidèle au fantastique, Jean Renault marqué par la mort, sensible
au temps, et Nicolas Fédorenko, dont les figures se jouent de l’espace,
ou bien encore l’idée de nature d’un Yvon Daniel ou
le mouvement cosmique capté par Yves-Marie Péron, sans oublier
Yvan Salomone, revisitant les images. Pourrait-on ne rien dire de ceux
qui, déjà âgés, traquent inlassablement l’esprit
d’un lieu ? .../...